14 janv. 2007

ETAPE 06 Première journée en train


Voilà on est à notre deuxième journée de train, Gaëlle réorganise un peu tout et la petite s’endort à mes pieds, couchée sur la banquette. Le train vient de redémarrer d’un arrêt de 20 minutes. Dans le couloir on a trouvé une affiche qui reprend tous les arrêts du train. Donnés en heure de Moscou sont indiqués l’heure d’arrivée en gare, le temps d’arrêt, et l’heure de départ. Le train est ponctuel à la seconde près, il est dit que les employés sont payés à la ponctualité. Mais revenons à hier matin.


Après notre première nuit dans le train on se réveille un peu dans le chou, la nuit à été bonne mais il faut qu’on s’habitue aux bruits du train, aux cliquetis, aux arrêts, au roulis et aux à-coup que fait parfois le wagon comme s’il ne voulait plus avancer fatigué par le froid et que la locomotive lui mettait un grand coup de fouet.

De chaque côté du wagon il y a une toilette, qui se compose d’un sterput (pour Florian) dans le sol, d’une chiotte en inox et d’un lavabo en inox également. Pour utiliser la toilette pas de problème, pour le lavabo il y a deux robinets, un rouge, un inox. On se dit à priori facile, ben j’ai beau tourner dans tout les sens rien ne coule… donc j’observe et je vois un gars sortir de la chiotte avec son essuie et les cheveux mouillés. Deux possibilité ou je suis con et j’arrive pas à ouvrir un robinet, ou les russes se lavent les cheveux en tirant la chasse. J’opte pour la première.

Gaëlle n’en peut plus, elle profite que le gars qui s’occupe du wagon (la furie elle, elle dort) passe près de là, comme elle a regardé dans son assimil comment on disait eau (voda) elle l’interpelle. Tout con en fait en dessous du robinet il y a un petit bouton poussoir, quand tu pousses dessus l’eau coule tu retires ton doigts l’eau coule plus.

Maintenant qu’on sait ça nous voilà rassuré on va pouvoir laver les biberons de la petite.

Dehors défile un paysage blanc, d’arbres, de maison en bois avec la cheminée qui fume, et de temps en temps une rivière ou un lac gelé se dénote car c’est une grande étendue toute plate.

Les journées sont courtes, le soleil se lève à 9h du matin pour aller se coucher vers 16h30. Ce qui donne un lumière magnifique quasi toute la journée passant du levé au couché, les ombres sont longues et le ciel toujours un peu orangé.


On décide d’aller voir le wagon restaurant qui jouxte le notre. On s’installe à une table, seule un autre table est occupé par trois Russes complètements saouls. Une énorme femme blonde les joues rouges et la peau claire nous donne la carte tout en russe. Bon on lui demande deux coca, ça c’est facile, et puis quelque chose à manger, çà c’est moins facile. Bref elle désigne un truc à Gaëlle qui n’hésite pas et dit oui. 5 minutes plus tard on se retrouve pour le petit dej avec une soupe de viande, très bonne. Dedans du lard au milieu des bouts de cornichon et de petits bouts de citron. Le tout avec une bonne grosse cuillère de crème sûre et trois tartines.

Plus loin le train s’arrête dans une gare, d’ailleurs le train s’arrête toujours dans une gare je le dis plus. Sur le quai des dames vendent de la nourriture emballée dans des couvertures, on saute dans nos vêtement chaud on emballe la petite prestement contre nous sous nos couches et argent à la mains pour Gaëlle, appareil photo pour moi nous voilà en train d’arpenter le train dehors.



Gaëlle nous achète des beignets de pâte avec des pommes de terre et moi je prends quelques clichés de la fumée qui sort de la bouche des gens dans un soleil froid.

30min plus tard le train redémarre, nous on est assis sur notre banquette à manger nos beignets avec un bout de salami et un bout de fromage.

Le reste du temps on le passe à jouer avec la petite qui semble apprécier le train autant que nous. Elle est tour à tour fascinée par le skaï bordeaux des fauteuils, par la guirlande de noël que j’ai attaché d’un bout à l’autre du wagon, par la poignée de porte en aluminium, tellement jolie.

Elle se laisse vivre à son rythme, de temps en temps elle se frotte les yeux alors on la pause sur la couchette coincée avec un oreiller, on lui donne la grenouille que Jess lui a offerte et elle la suçote en s’endormant.

Notre vieux nous quitte au soir, il a préparé ses affaires, prêt à descendre, la furie est passée en coup de vent lui signalant qu’il ne devait pas oublier de descendre. Nous on s’habille, il fait nuit il est 20h et je vais aider notre colocataire à descendre ses affaires, on en profitera pour acheter notre repas de réveillon.

Dans le noir et DANS UNE GARE le train stop. Le vieux descends moi je lui passe ses affaires, Gaëlle avec Timi dans le bras descend. WHOUAA fait froid putain fait froid, je suis pas sorti depuis 2min que j’ai la moustache freezée. On discute bouffe avec un dame qui tente de nous vendre des cornichons, puis pour finir on aura à noël des ravioli de patate avec saucisson et comme dessert une orange et un twix. On remonte dans le train fissa fissa, le froid nous pétrifie sur place d’ailleurs c’est bien simple la condensation sur la vitre à l’intérieur du wagon est gelée.

Après ce repas on donne un dernier biberon à la petite, on le prépare avec une quantité adéquate d’eau du samovar et d’eau minérale de notre bidon.

Le samovar est au fond du couloir, c’est une sorte de bouloir qui contient toujours de l’eau chaude, bien pratique pour faire la vaisselle ou des biberons chauds. Je donne un petit coup de fil à la famille pour souhaiter joyeux noël et puis on fait une petite partie de carte.


On profite de notre cabine à trois.

ETAPE 05 Le train

18h30 on est sur la quai de la gare, le plan est simple comme le train est là on monte dedans on dépose tous les sacs et un de nous deux va acheter du pain et un salami.

Donc on se lance, on pousse la porte du wagon 11. Gaëlle devant, porte son sac à dos sur le dos, un autre sac à dos avec l’ordi et le lait de la petite sur le ventre, un sac de couse dans sa main gauche et son sac à main dans sa main droite. Je la suis mon sac à dos sur le dos, la petite en écharpe sur le ventre, une bouteille de 5l d’eau dans ma

main droite. On se pousse dans la porte limite trop étroite du couloir du wagon et on tombe sur une furie qui nous repousse à grand cris nous faisant comprendre qu’il n’est pas temps de monter…

Je me retrouve assis sur nos sac sur le quai de la gare la petite sous ma veste dort encore un peu, Gaëlle a été acheter du pain et un salami. Je reste là planter dans la faible lumière du quai au pied de l’escalier qui descend de la passerelle. Et toutes les personnes qui descendent cet escalier m’adressent la parole, avant de se rendre compte que je ne suis pas d’une grande utilité. Juste deux gars bourrés insisteront espérant que je me mette à parler russe.

Enfin Gaëlle revient et elle sait comment me réconforter de nos déboires, elle m’amène un hot-dog complet, comprenez moutarde mayo ketchup ! Qu’est ce que vous voulez de plus ? le froid commence à me mordre les doigts, alors j’allume une de mes petites chaufferettes au charbon, celle-ci c’est à peine mise à tiédir que la furie affublé d’une toque officielle (je dis ça parce qu’il y a un beau blason doré dessus), d’un manteau de fourrure et d’une paire de botte en cuir nous fait signe de monter.

On l’a suit et la petite se réveille avec un petit grognement. La furie me regarde, je lui fait signe que c’est pas mon ventre mais que je porte ma petite Tiéma. Vlan que je me prend un deuxième engueulade que même si c’est du Russe je comprend bien qu’elle me dit que je suis con que j’avais qu’à lui dire que je suis débile d’attendre sur le quai etc..

Enfin bon la petite lui esquisse un sourire joker et elle nous apporte nos draps et lui fait coucou la main (elle ne se vautre pas un peu plus loin).

Installé dans le wagon lit, les sacs bien rangés, il est 7h30. Le train démarre dans ¾ d’heure. J’en profite pour aller voir l’agitation sur les quais, celui-ci est nettement moins désert et devant chaque porte se tient bien droite une furie en fourrure et botte de cuir. Je descend pour voir ça et d’ici le train ressemble au fantasme de conte pour enfant, ceux ou un train magique est près à partir un peu comme une rentrée scolaire d’harris potter.

Le wagon est simple mais propre, un porte centrale et de part et d’autre deux couchettes en bas, deux en haut.

Une famille passe dans le couloir et cherche son compartiment, quand le train se met à bouger. Doucement sans grand fracas, voilà le paysage qui défile.

C’est parti pour 3 jours, pour l’instant on n’est que nous dans le compartiment mais comme il y a plusieurs arrêts tout au long du parcours on ne sait pas si ça restera comme ça.

Et je vais pas garder le suspens plus longtemps, vers 1h du mat la porte s’ouvre et des caisses sont poussées à l’intérieur suivies par un petit vieux qui s’installe sur la couchette du bas en face de moi. Nous trois on dormait déjà trop content de se faire bercer par le ronron du train.

Gaëlle a pris la couchette du haut, moi celle du bas, la couchette n’est pas bien large mais assez pour que je puisse caler la petite contre la paroi et dormir sur le côté.

ETAPE 04 Départ en train


Une dernière journée à Vladivostok car ce soir c’est le départ en train.

On pose nos affaires à la consigne de l’hôtel, et on file en ville.

On prend le tram. Le tram a été conçu ici par un savant fou ayant décidé de donner vie à une boite de conserve. Notre boite est blanche et se met en branle comme si Frank Einstein avait des roues. Mais dans le bordel des 4x4 notre boite se fraye son chemin et gravit tant mal que bien la côte qui nous fait face.

On descend 3 arrêts plus loin fatigués pour le tram, je donne 10 roubles au chauffeur et lui fait signe qu’on est deux. Je sais pas si c’est assez ou s’il a pas envie de discuter mais il me fait signe de descendre (ha oui ici le tram on le paye quand on descend).

On se promène le long d’une rue car au bout de cette rue il y a un canon qui fait boum à midi, on se dit qu’on va aller voir ça.

Au bout de la rue il y a bien un canon sur une colline derrière nous… mais devant nous c’est Vladivostok les bains, petite digue et au loin un bassin rouillé flotte sur la mer qui doit être froide, dans le bassin 5 ou 6 dauphins ou apparentés demandent du poisson à un gars avec un sceau. Un peu surpris par la scène on regarde du bord de la digue quand derrière nous BOUM, ben oui il est midi :-)

On continue la digue, en arrière fond un gros bâtiment industriel de briques rouges et une grande cheminée qui crache de la fumée noire. Plus loin on tombe sur la baie de mer gelée qu’on avait vu la veille, trop content on marche sur la glace, pas trop non plus mais pour dire qu’on l’a fait.

On remonte de la promenade par la rue piétonne où nous avons mangé hier. Cette fois-ci en direction du funiculaire. 3km plus loin la petite dort dans l’écharpe et Gaëlle soutient sa tête. On se pause dans le funiculaire qui nous emmène au top de Vladivostok, là la vue est imprenable. Devant nous s’étale le port marchand, le port militaire, la plage gelée, des nouvelles tours en construction prémisses d’un futur prometteur, et barres d’immeuble en béton gris dernière trace d’un passé communiste.

Arrivé un peu après nous un groupe de touristes asiatiques prennent la pause pour la photo de groupe, une grande blonde fumant comme un mec leur parle en japonais ou chinois.

Ils ont tous un appareil photo numérique, alors quand il faut faire la photo de groupe un désigné volontaire s’y colle et tout le monde lui donne son appareil. Le voilà avec 9 appareils autour du poignet gauche, il fait le photo de groupe et quand c’est fait il glisse la dragonne de l’appareil du poignet gauche au poignet droit et fait de même avec l’appareil suivant… Ils ont pas d’e-mail ou quoi ?

Là comble de l’excitation trois 4X4 bardés de papier coloré s’arrêtent. En sort un couple de marié jolie robe blanche à petit col de fourrure pour madame. Et petite mise en scène pour une rencontre au sommet. Le caméraman de service dicte comment la rencontre doit se faire et les mariés s’exécutent, mais le première prise est ratée, trop pressé de s’embrasser le couple n’a pas bien suivit les instructions, peu importe on recommence à la plus grande joie de nos amis asiatiques et de nous.

On redescend en funiculaire et on va manger un bout dans le rue piétonne d’il y 3 km.

Après le repas on repasse près des sculpteurs de glace qui peaufinent leurs animaux sauvages gelés par une puissance qui les dépassent.

Et on passe prendre un café à la gare en espérant y trouver un micro-onde. Tout se déroule comme prévu, et comble de la joie notre train s’illumine sur le tableau de lumière jaune quand nous quittons la gare pour aller faire les courses.


ETAPE 03 Vladivostok


Petit déjeuné pris, on s’habille et puis direction la gare pour nos ticket de train.

Gaëlle a préparé son coup, un papier avec les informations en russe, deux questions écrites à l’aide de l’assimil. L’une demandant le prix, l’autre de confirmer la date et l’heure de départ. On avait repéré les lieux la veille et joie à 10h du mat il y a moins de monde.

On fait donc la file et sur le guichet un petit papier indique des heures dont notamment 10h30-10h50. Vu la séquence on se dit que ce doit être des heures de pause. Mais on a de la chance il n’est que 10h et il n’y a que 4 personnes devant nous. Mais voilà ça discute et ça prend le temps 10h25 c’est a nous, un peu stressé on tend notre petit papier. Fabuleux tout correspond et la demoiselle nous donne le prix 7707 roubles, je me demande si c’est lié au N) du train qui est le 7… Elle prend nos passeports et encode plein de truc dans son ordi… et puis 10h30, elle se lève et se barre…

Bon ben on attend alors debout derrière le guichet pendant 20min, elle revient imprime nos tickets et c’est tout… Je pense que c’est la peur d’un bourrage de l’imprimante qui à fait qu’elle nous a fait attendre. Enfin nous trop content d’avoir nos premiers tickets de train on les observent. Départ demain 13h15heure de Moscou 20h15 heure d’ici.

La petite elle, elle dort, en écharpe contre mon ventre elle respire calmement.

On passe devant un sous marin russe vestige d’une guerre froide et au port on achète un ticket pour le bateau qui nous conduira sur une île. On ne visitera pas l’île mais on a envie de voir le port.

En attendant le départ on se pause dans un bar a sushi, oui les japonais n’ont pas importés que les voitures.


14h le bac démarre, il y a une pièce avec des petits bancs et tout le monde s’y installe collé les uns au autres, dans la cale d’autre banc sont disposé mais on moins de succès. Mais nous on est là pour voir le paysage, alors on va dehors avec les hommes qui boivent et joue au dominos sur un carton de poste de télévision.


Le port défile devant nous, les bateaux militaires sont toujours aussi bien rangé vu d’ici, mais il y aussi des voiliers 3mats et puis quelque bateau

x de pèche et des remorqueur.

Plus loin le paysage s’ouvre, mais nous on rentre, fait trop froid ! le bateau s’étant mis à avancé le petit vent n

ous a gelé sur pied.

On se pousse avec les femmes, timi grinche un peu dans son écharpe. Plus loin on arrive à l’île, le bac fend la glace qui recouvre la mer. En vrai on voit la mer gelée et on est dessus, comme les images qu’on voit à thalassa. On n’en revient pas ;-)

Le bac débarque les voitures et les femmes en manteau de fourrure, pour reprendre une rasade de pècheur en habit de chasse.

Tous sont équipés d’un foreuse à glace manuelle et d’une boite en métal flanquée de ceinture de sécurité de voiture comme bretelle de sac à dos et d’un petit feutre pour poser ses fesses sans que celles-ci ne restent colées au métal.




Nous on fait deux pas sur l’île une ou deux photos de l’étendue gelée et on va se remettre au chaud dans le bac presque vide. La chaleur aidant on s’endort l’un sur l’autre.



En direction de l’hôtel on repasse sur la place avec un sapin de Noël géant et autour une équipe d’asiatique s’affaire avec une tronçonneuse à donner forme à des pains de glace pour les transformer en toboggan où des enfants se font engueuler quand le carton sur lequel ils sont sensés glissé

reste coincé à mis course et qu’il termine la descente sur leur manteau.

On passe dans une pharmacie pour acheter du lait pour la petite mais pour finir c’est dans la grande surface qu’on trouvera notre bonheur.

Au soir on mange dans un petit resto au décor de forêt avec comme music d’ambiance les bruits de la forêt. Et puis dodo en famille la petite grince un peu mais elle s’est bien habituée au décalage horaire.

ETAPE 02 Vladivostok

On se lance pour affronter le froid, se disant que la nuit tombe vite on ne se repose pas et on ressort de l’hôtel à peine installé, pour aller chercher de l’argent.

On fait donc la file à un guichet sans chercher à savoir si c’est le bon parce que de toute façon on comprend pas ce qui est écrit alors autant tenter sa chance là ou il y a le moins de monde. Là la guichetière nous fait comprendre que c’est au guichet 8. C’est un guichet qui est lui derrière une porte, alors tout naturellement je toc et j’ouvre la porte, et Ho surprise je connais le gars ! Ben oui le chauffeur de Taxi après qui j’ai couru comme un con, maintenant que j’en ai plus besoin le voilà là qui me souris…


On fait le tour de la ville certain cliché sur la Russie tombent, d’autres restes.

Ceux qui tombent : ils roulent décidément tous en toyota, boivent du coca, portent des bonnets adidas ou puma, fument des Camel et des phillipe moris, la fontaine d’eau n’est pas remplie de vodka et ils ne diffusent pas des films de kung-fu mal doublé après le journal parlé.

Ceux qui restent, ils font la file aux guichets, on comprend rien à ce qu’ils disent, les mecs on tous une gueule de boris, les fille sont hyper grandes et plutôt pas mal.


On passe un première fois à la gare histoire de prendre la température, à l’étage ou l’on rentre des guichets pour les petites connections, à l’étage d’en dessous d’autres guichets pour les connections longues distances, pour nous quoi !

Mais on reviendra demain, aujourd’hui on prend nos marques. La gare est jolie, récemment rénovée elle date du début du siècle. Sur les quais des trains comme dans les films. Pas du genre accessible pour les handicapés. Les wagons sont haut ou les quais sont bas je sais pas, de chaque wagon sort une petite fumée grise et de-ci de-là des stalactites pendent au dessus des rails.

Une passerelle nous mène en front de mer ou des Navires de guerre sont alignés d’un coté et des grues à pelles mécaniques complètent le tableau.


On passe devant des petites madames avec des bacs frigo. Dedans elles ont des espèces de dimsum farcis à la viande et au choux, un peu plus loin un jeune fille pase sa tête dans un petite fenêtre de 20cm², on lui achète un beignet à la viande.


Plus loin dans la ville une rue monte, on s’y engage, elle surplombe une baie avec un plage, genre mère du nord. Des petites cabines bordent la promenade. Tout semble normal, sauf que la mer elle est gelée… une petite pellicule de neige permet de distinguer la promenade des gens sur l’eau. D’ici les petits pas se croisent et s’agglutinent pour repartir seul dans des directions différentes. C’est mignon tout plein. Un peu plus haut, un point de vue à colonnade offre là baie en spectacle ou le soleil couchant vient déposer une lumière orange. Et là sur la plage une vielle en maillot de bain ! Elle est en train de s’essuyer. Je remonte du regard et dans l’eau de mer gelée une piscine a été creusée. De gros bloc de glace déposés sur les cotés ont été arrachés pour qu’on puisse se baigner, Gaëlle me dit : "j’ai pas pris les maillots", je lui en veux pas ;-)


7h du soir on sombre dans le sommeil.


10 janv. 2007

ETAPE 01 L'avion

Vladivostok 6h du mat.

La chambre est toujours plongée dans le noir, et ça fait maintenant 1 bonne heure que j’écoute le bruit de cette chambre. Il y a le tic-tac plastique d’une horloge au mur, le bruit continu de la canalisation de chauffage et la chasse qui coule. Dehors il fait nuit, l’enseigne lumineuse de l’hôtel diffuse sa lumière à travers les rideaux faisant courir des ombres sur les murs puis clignote trois fois avant de replonger la chambre dans le noir. Gaëlle dors à côté de moi et la petite, installée sur une couverture entre des coussins par terre, semble dormir d’un sommeil agité. Mais voilà on y est, en famille à l’autre bout du monde !

Je sais plus si c’était hier ou il y a deux jours que nous avons démarré notre voyage, pour vous dire je ne sais même plus quel jour on est. Il y a 9h de décalage entre vous et nous. Pour nous il est 6 h du mat pour vous il n’est que 9h du soir.

Le taxi est venu à Budapest, parqué devant l’appart il était à l’heure. On enregistre les bagages au guichet Aeroflot (déjà un goût de voyage). Et deux heures plus tard nous voilà dans un Tupolev ! Je m’amuse à énumérer les signes distinctifs d’un Tupolev par rapport à un Boeing à Gaëlle quand l’hôtesse nous fait signe de nous attacher, et met de fait un signe distinctif en évidence, dans un Tupolev il n’y a pas de ceinture pour les bébés parce que chaque passager à deux bras pour les tenir.

Deux heures plus tard nous amorçons notre descente vers Moscou, il y fait presque noir et la température annoncée est de -8°C. On nous débarque et nous avons 3h pour prendre l’avion pour Vladivostok. Bien que les bagages soient transférés il nous faut quand même faire le check-in. Un grand panneau bleu à la sortie de l’avion nous indique d’une flèche sur la droite que pour les correspondances dans moins de 4h c’est par là. On suit la flèche qui nous mène à une autre et encore une autre, on a ainsi l’impression de rater l’important. Un peu comme quand au marché vous vous retrouver sans le comprendre derrière les marchants alors que tout le monde admire les étales dans l’allée parallèle vous vous ne trouvez pas de passage pour vous y rendre. Empruntant ce chemin il y a nous trois, plus un gars, appelons le Boris.

Enfin arrivé, 3 Guichets check-in et deux postes de contrôle Passeport. Tous fermés…

Bon on attend un peu, en se disant, moins de 4h c’est plus de 3h ou pas ?...

Une femme arrive nous enregistre sans un regard, on a donc l’impression d’être 5 dans l’aéroport. On passe le check-in et on se poste devant la porte fermée Passeport. Une autre femme apparaît 15min plus tard ouvre le rideau métallique et claque quelques cachets. Voilà on est en Russie ! Un escalier marqué douane descend, nous on doit trouver le terminal 1 (je pense qu’on est dans le 2). On s’empresse de descendre l’escalier on tourne à gauche et un gars assis derrière une porte en verre fait des Sodoku. Il nous fait signe de la main de nous asseoir. Bon ben vu comme ça on va pas refuser. Boris nous suit et fait de même, ce qui nous rassure c’est qu’on a réussi à voir sur son billet qu’il embraque à 17h20 alors que nous c’est 18h30. On va attendre là une bonne heure à regarder les gens descendre l’escalier d’un air pressé pour réaliser qu’en fait rien ne sert de courir. On comprend que le gars de l’autre côté de la porte nous ouvrira lorsqu’un bus sera là. Et de fait c’est ce qu’il fait à 17h30… Boris ? Je sais pas…

Un mini bus nous emmène nous et les 10 personnes qui nous avaient rejointes.

On arrive au terminal 1, après avoir roulé dans le noir au milieu des bois pendant 25min. On a en fait juste fait le tour de la piste et on est en face de là où on était avant. Là on rentre par une petite porte pour un contrôle de sécurité. Ici ça rigole pas! Tout passe au RX, chaussure compris, on a juste pu retiré la petite du panier au dernier moment.

Et autant au Terminal 2 on a visité l’envers du décor, autant ici c’est le souk ! Un hall de gare blindé. Et tout en Russe, heureusement qu’on peut identifier un vol par son numéro.

Notre petite est adorable, souriant à tout le monde elle se fait des amis comme de rien. Depuis tout le voyage elle gazouille dans nos bras semblant enchantée par ce que qui lui arrive.

Mais on pense sérieusement à lui donner son deuxième biberon. Or si elle a un caprice, et j’insiste c’est le seul, elle aime son biberon chaud !

A l’étage il y a encore plus de monde et des commerces. On repère même un truc avec un biberon dessiné sur la porte. On pousse la porte et une grosse Russe nous regarde de derrière son comptoir, on lui montre le biberon d’un air confiant mais pas trop. Et la c’est le discours en Russe et elle nous montre un petite pile de papiers embrochés sur un pic. C'est-à-dire ?... on en sait rien. Gaëlle pousse l’investigation plus loin rentre vaille que vaille dans la pièce mais il n’y qu’un dortoir et une sorte de salle de jeux, pas de micro-onde. On ressort et on se dirige vers un café, derrière le comptoir, trône l’objet de notre quête. On fait signe à la serveuse, on montre le biberon puis le micro-onde et enfin la petite. Tout semble logique jusqu’à la réponse de la morue : Niet !

Bon ben pas de biberon on verra dans l’avion ce qu’on peut faire, la petite semble elle comprendre la situation et se remet à gazouillé pas plus perturbé que ça qu’on lui refuse de chauffer son biberon.

L’avion arrive, c’est un Boeing (même Gaëlle fait la différence maintenant :-). Ca casse pas mal de clichés ça… Un Boeing qu’un camion Ford rempli en carburant…

Assis en première ligne nous voilà parti pour 8h40 de vol avec déjà 1h de retard, mais on s’en fout on est en vacances.

Tous se passe à merveille, la petite mange un biberon chaud, dors sur me genoux, on lui change les fesses sur la table à langer des chiottes de l’avion, soit à 10388m d’altitude suivant l’écran devant nous. Elle joue avec tout attrape ce qu’elle peut, du coup pas facile de manger dans une boite en plastique avec un gremlins sur les genoux. Elle arrivera à se soustraire à notre attention et à renverser le verre d’eau de son papa sur sa maman… A qui la faute ?..

On survole des étendues gelées ou des cours d’eau semble dessiné des fresques brillantes sur un sol gris.

Atterrissage en douceur sur une piste gelée, température extérieur -5°C.

On descend de l’avion et un bus nous conduit à la sortie. Un grand portail métallique avec des gens derrière. Pas de bâtiment à franchir… on entre tout de même dans un bâtiment histoire d’aller voir si par nos sacs sont là, et de fait ils sont là :-).

Un petit gars avec nous dit Taxi, nous on dit pourquoi pas. On met les bagages dans le coffre après avoir discuter le prix et expliqué qu’il devrait s’arrêter sur quelque part pour qu’on change nos euro.

Vladivostok est à 50km de l’aéroport. C’est une ville portuaire, qui a été pendant toute la période de l’URSS interdite aux étrangers car c’était un port militaire stratégique.

Le gars entre dans sa voiture du côté droit, car comme 90% des voitures ici il a le volant à droite. Mais je vous rassure il roule à droite aussi… en fait le Japon est juste en face, alors toutes leur voiture on le volant du mauvais côté de la route mais bon après quand tu vois comment ils roulent c’est pas vraiment un problème.

On rentre dans la ville par des artères embouteillées où de gros 4x4 Japonais rivalise de rétroviseur. Ils on tous rajouter 2 à 3 rétroviseur pour voir tout les angles de leur voitures…

Nous on meurt de chaud ! le petite en écharpe sur Gaëlle transpire, moi j’ai ouvert toutes mec couches Gaëlle suffoque. Alors el chauffeur semble comprendre et baisse le chauffage de 35°C à 27°C.

Puis il s’arrête sur le bord de la route, derrière une voiture avec un carton posé sur le toit, carton flanqué du signe $, et on change 100euro, a un taux pas vraiment avantageux comparé à ce qu’on aura à la banque. Mais bon avec deux gros sacs à dos et une petite en écharpe faut bien qu’on joue notre rôle de touriste.

L’hôtel est bien, on le prend. C’est un bâtiment près du port et tout près de la gare. On dépose nos sacs à l’accueil qui nous demande nos passeports. Là la madame nous demande notre carte d’immigration. Petite carte remplie dans l’avion et ayant été estampé d’un cachet en russe, elle est indispensable pour tout mouvement dans le pays ainsi que pour en sortir. Ben on la regarde un peu surpris, elle n’est pas dans le passeport chouchou ? Vous voyez la scène, où chacun des deux conjoints semblent accuser l’autre de ne pas l’avoir rangée. Mais je réfléchit elle doit être dans l’enveloppe avec les billets d’avions. Enveloppe qu’on a sorti quand la madame à voulu vérifié les numéro de bagages à l’aéroport. Putain mais où est cette enveloppe de merde je l’avais encore en main dans le taxi y a pas 5 minutes… et là je me décompose, je dis à Gaëlle bouge pas et je part en courant, plus de taxi, alors je suis le flux des voitures espérant retrouver mon taxi à un feu rouge ou je ne sais où..

Rien, la vie n’est pas toujours comme les film a suspens, je rentre bredouille à l’hôtel et retrouve Gaëlle dans la chambre. Ben oui l’enveloppe avait glissé au fond du sac et les cartes d’immigration étaient dans une autre poche… On se sent con parfois…Espérant vivre un film d’espionnage et se retrouvant confronté à la banalité d’un situation quotidienne ;-)

19 déc. 2006

Etape préliminaire 5

Et dernière de la série...

Voilà H-12, avant que le taxi ne vienne nous chercher pour l'aéroport de Ferihegy (celui de Budapest)

Gaëlle a été cherché la petite à la crèche, je l'ai rejoint sur le chemin du retour, on est passé dans un grand centre commercial à se demander si on achetait une veste ou pas et puis pas.

Retour à la maison tout est prêt ... j'ai fait les dernières courses au Tesco pour acheter du lait (NAN2), des soupes, et une éponge.

On est aussi passé chercher une petite bouteille d'alcool qu'on a vidée dans l'évier. Après quoi on a rempli la bouteille de 50ml de savon de vaisselle. On va voyager 12h d'ici à là-bas, alors il faudra laver les biberons mais avec leur nouveau règlement à la con sur les liquides il nous fallait du savon de vaiselle dans un contenant de moins de 150ml. C'est chose faite.

Voilà on lave la petite dans un bain, on la récure pour 3 semaines, elle est tellement propre que la crasse glisse dessus. La petite au lit, on prend 5 minutes dans le canapé avant de tout boucler.

La suite vous sera transmise d'un autre continent :-)